Des pans entiers de murs recouverts de fresques colorées, des visages géants et multicolores, une cité qui revendique son identité en la placardant sur ses façades. La ville de Philadelphie, qui affirme avoir vu fleurir les tout premiers graffitis dans les années 1960 — soit avant New York — se paie depuis quelques années le luxe d'être précisément exempte de graffitis. Par le biais du Mural Arts Program, projet artistique devenu le grand mécène des graffeurs du coin, la ville s'est métamorphosée en une sorte de Pompéi du XXIème siècle, où les bâtiments décrépis sont réhabilités et deviennent des témoignages monumentaux et spectaculaires de culture urbaine. La galerie des Urbanités vous propose un aperçu succint des quelque 3000 fresques disséminées dans la ville, et qui font désormais office d'attraction touristique pour la ville de Pennsylvanie. Catherine Rüttimann www.muralarts.org
L'arrivée à Brasilia est étrange : un travelling sur une ville qui n'existerait pas, qui ne se dévoilerait que très lentement. De loin, le paysage est rigoureusement plat. Peu à peu au-dessus du vide absolu, se dévoile une forme tremblante qui miroite dans le soleil. Enfin une construction, comme une géante maquette plate, grandit au ras de l'horizon. Le travelling s'accélère, la ville se dévoile. On n'y croit pas. Brasilia est la capitale d'un pays gigantesque. Mais ce n'est pas une ville, c'est un dessin de ville, une croix dans le désert. Un acte de prise de possession d'un territoire, parfaitement réalisé dans sa totalité, sur un site absolument vierge, conformément au projet de Lucio Costa et d'Oscar Niemeyer, sous l'impulsion du président Joscelino Kubitschek. Je suis venu voir une ville ; j'y ai découvert un jardin infini. Un terrain vague. Un espace en suspens, qui s'étire au-delà de la dimension de ...
Bois et innovation, l'association des deux termes ne paraît pas évidente a priori. Pourtant l'exposition Timber Project, qui vient d'ouvrir ses portes à l'espace Archizoom, tend à démontrer que le bois a encore de la veine à revendre! La galerie des Urbanités vous propose un aperçu de cette exposition surprenante, où constructions tressées et volutes boisées se croisent avec une élégance et un dynamisme prometteurs. L'exposition Timber Project est à voir à l'espace Archizoom de l'EPFL jusqu'au 30 mai 2010. Texte accompagnant l'exposition: Timber Project, l'innovation en bois Aborder comme une terre étrangère ce qui paraît connu de tout temps. Exercice difficile mais fructueux auquel se livre le laboratoire des constructions en bois, IBOIS de la Faculté ENAC à l'EPFL: explorer systématiquement le bois, pousser au plus loin la connaissance des propriétés qu'il recèle, en révéler de nouvelles. Dans quel but? «Nous tentons d'innover dans le domaine des structures en bois pour induire une ...
On dirait du Kandinsky. Ou du Malevitch. Des assemblages formels compliqués, qui tendent vers l'abstraction, mais dont on devine qu'ils appartiennent à l'espace urbain. Les "squares" du photographe coréen Hosang Park, dont nous présentons cette semaine un extrait, donnent à voir des places publiques tout juste construites, photographiées à Séoul entre 2004 et 2006. C'est là alors, dans l'encadrure de ces zones de récréation agencées et polies, que l'homo urbanus est invité à se rendre, à se mouvoir, à se mélanger. Vues d'en haut, ces agoras modernes donnent à celui qui les regarde l'impression de pouvoir observer l'activité humaine se déployer dans les rouages bien huilés d'un Playtime rond et flegmatique. Une vision apaisante, presque autant qu'hypnotique. Catherine Rüttimann Crédits: Hosang Park / Jen Bekman Gallery www.hosangpark.com / www.jenbekman.com Texte qui accompagnait l'exposition de Hosang Park à la galerie Jen Bekman à New York à l'automne 2009 : The work in A Square began ...
Grilles, murets, vitres, rochers, rampes, briques, rondins,... le collectif Survival Group a dressé un inventaire photographique non-exhaustif mais brutalement éloquent des obstacles qui se multiplient dans les interstices du paysage urbain, à Paris et ailleurs. Installations anodines de prime abord, ces excroissances aux déclinaisons multiples, à y regarder de plus près, ont pour seul but de repousser les badauds qui auraient l'inconvenance de vouloir s'installer dans ces espaces de césure. Ce sont, autrement dit, des dispositifs anti-SDF. C'est ainsi une violence sournoise, passive qui prend silencieusement ses quartiers au cœur de la ville... Catherine Rüttimann (photos : Arnaud Elfort, Guillaume Schaller) Les anti-sites : excroissances urbaines anti-SDF se multiplient à Paris (ou ailleurs), et repoussent les démunis vers des zones encore plus inhospitalières. Cette violence ordonnée, indifférente aux souffrances d'autrui est une réponse silencieuse et paradoxale à l'ultime précarité, en n'améliorant que la qualité de vie des parisiens dérangés par la misère de france. En ...
Les Urbanités vous présentent cette semaine un extrait du travail d'Augustin Rebetez, jeune photographe jurassien tout juste diplômé de l'Ecole de photographie de Vevey, dont le travail Ici et maintenant fait l'objet d'une exposition à l'Espace Noir de St-Imier. Ici et maintenant, c'est le récit par bribes de la ville de St-Imier, réalisé d'une traite sur une période de dix jours. Des portraits, des architectures, des ambiances hivernales qui font quelquefois froid dans le dos. Le travail d'Augustin Rebetez, frontal et profus (150 images au total), évoque la bourgade du Jura Bernois sans éclipser son aspect fatalement glauque, mais en n'oubliant pas non plus d'y mettre une bonne touche d'humour... Catherine Rüttimann Ici et maintenant, à l'Espace Noir de St-Imier jusqu'au 1er avril 2010 Vous pouvez également visionner l'interview d'Augustin Rebetez sur le site de Telebielingue ("TALK du 1er février")
Sollicité par la presse romande à l'aune de la crise économique et financière en 2008, le photographe Niels Ackermann s'est retrouvé devant la difficile tâche de devoir illustrer un sujet peu enclin à être raconté en images. Emergera quelques mois plus tard, hors demande ponctuelle de la presse, cette série d'images d'entrées de banques genevoises. Imposantes, brutales, luxueuses... mais avant tout closes et grillagées, les portes de ces banques-là semblent vouloir plus que jamais garder les lourds secrets de leur histoire. Quitte, pourrait-on penser, à couler avec eux... Catherine Rüttimann www.nack.ch www.rezo.ch
Patrimoine riche et varié, témoin à travers les siècles de l’évolution esthétique de la ville, les azulejos sont des carrés de faïence qui recouvrent les façades des palais et des immeubles de Lisbonne, faisant mentir, par la richesse et la diversité des couleurs qu’ils déploient, le surnom de « Ville blanche » de la capitale portugaise, laquelle abrite par ailleurs le musée portugais de l’azulejo. Tour à tour jeux graphiques, trompe-l’œil, paysages ou portraits, ils dialoguent avec les motifs d’arabesques et d’entrelacs de pavés noirs et blancs qui composent les trottoirs et places pour créer une impressionnante mise en scène visuelle de l’espace public. Et si la Municipalité veille à la restauration régulière des motifs de calcaire blanc et de basalte noir de la voie publique, il en va tout autrement pour les façades d’azulejos : peints à la main, ces carrés de faïence sont en général déposés lors de la réfection des immeubles ...
La galerie des Urbanités vous propose cette semaine de vous asseoir sur un banc new yorkais à ras de soleil pour y savourer la madeleine de vos goûters d'enfant. Le jeune photographe Nicolas Coulomb a réalisé en 2008 cette série de paysages urbains un peu particuliers, faisant de places de jeux dépeuplées le personnage central de ses images. Espaces construits en creux des zones d'habitation, habillés de couleurs vives et de formes biscornues qui détonnent avec leurs voisins de brique massive, ils sont les spécimens d'une architecture à la fois durable et précaire, qui prend un tour étrangement solennel et chagrin lorsqu'elle est, comme c'est le cas ici, privée de ses principaux occupants... Catherine Rüttimann www.nicolascoulomb.net
Cette série réalisée à Firminy, petite ville située au sud de Saint-Etienne, est le fruit d'une commande réalisée pour le compte des éditions Gallimard. Un livre a paru en décembre 2009. L'architecture du Corbusier est à l'image de sa nature: autoritaire, radicale. L'autonomie esthétique de ses œuvres rend la réappropriation difficile. J'ai choisi, plutôt que de reformuler le travail d'un maître, de suivre les lignes de force de sa pensée; la lumière, l'espace et la nature. J'ai notamment cherché à révéler la puissance visuelle du béton, qui permet un fantastique jeu de modulations de l'espace et de la lumière. A ce titre, l'église Saint-Pierre de Firminy est exemplaire. L'aspect monolithique de sa façade extérieure s'oppose à son intérieur: à chaque heure du jour, l'espace de l'Eglise se transforme, au gré des changements d'incidence de la lumière. Contrepoint à la statique du béton, la lumière reconstruit les volumes à chaque instant, les transforme, ...
Ce sont d'étranges architectures, rigoureuses et colorées, réalistes mais improbables, que vous présente cette semaine la galerie des Urbanités. Une vision en deux dimensions de bâtiments qui ne trouveront jamais d'épaisseur, créations de l'architecte suisse Philipp Schaerer regroupées sous le nom de Bildbauten, assemblage astucieux et volontairement ambigu de la notion d'image et de celle de construction. Refléter une réalité composite et exagérée par le biais de ces images manipulées, c'est l'ambition de Philipp Schaerer, qui se fait ici architecte d'images autant que photographe d'utopies. Catherine Rüttimann Le travail de Philipp Schaerer a fait l'objet en décembre d'une publication aux éditions Standpunkte, publication dont vous trouverez ici la contribution de la curatrice Nathalie Herschdorfer (PDF). Texte de Philipp Schaerer The main focus of my interest lies in the creation of images which try to reflect a built, exaggerated reality. Today, digital image editing allows the creation of images which are nearly impossible to ...
Corruptions aurait pu être un projet documentaire centré sur un bout de France, ouvrier, qui a subi l'effondrement de l'industrie du textile. Les images d'une telle série n'auront jamais vu le jour. La conjugaison de mon inexpérience et de la maladresse d'un technicien a eu pour issue une altération profonde des négatifs, rendant les images totalement inexploitables pour le projet que j'ambitionnais alors de présenter. Une partie des négatifs, sous le coup de la frustration et de la colère, a fini au rebut. Le reste, fétiche amputé, a attendu dans un placard. Il a fallu du temps pour que je saisisse la richesse de ce matériau dont je croyais qu'il était corrompu. Car plus que de la mémoire des lieux, c'est la mémoire en elle-même que ces négatifs questionnent tout comme, et c'est un corollaire, le pouvoir de la photographie à fabriquer des souvenirs, à construire un passé teinté d'imaginaire dont ...
Au Nord de Nicosie, dans la partie turque de l'île de Chypre, il est une non-zone où les proxénètes font travailler les filles de l'est en transit. Dans un paysage quasi-désertique qui s'étend entre deux bretelles d'autoroute, des forteresses se sont élevées avec force couleurs et signes lumineux pour y amener le chaland. La photographe Sophie Brasey s'est rendue à deux reprises dans la région au printemps 2009, et a fait des images réalisées sur place son travail de diplôme à l'ECAL (Ecole cantonale d'art de Lausanne). Les Urbanités vous présentent un extrait de ce travail intitulé "Crazy and Kings", des fous et des rois, du nom de l'un des dancings que compte l'endroit, et par référence à ce qu'il montre: une sorte d'échiquier en somme, où s'entrecroisent des souverains et leurs pions. Catherine Rüttimann http://sophiebrasey.ch/ Texte de Sophie Brasey: Mon travail prend place à Chypre, cette île coupée en deux par une ...
Celui qui, par malveillance, aura enlevé, dégradé, ou aura par des actes outragé un emblème suisse de souveraineté arboré par une autorité, notamment les armes ou le drapeau de la Confédération ou d'un canton sera puni de l'emprisonnement ou de l'amende. Christophe Chammartin, auteur des images que vous présentent cette semaine Les Urbanités, appose à cette série le texte qui précède, l'article 270 du code pénal Suisse. Parti en quête de suissitude dans les campagnes romandes entre 2004 et 2006, le photographe a concentré ses prises de vues autour de la date-clé du 1er août, fête nationale suisse. Sortis de leur contexte, ces paysages agrémentés d'une croix suisse témoignent d'une certaine idée du patriotisme, idée qui pose question à l'heure où d'autres symboles d'appartenance font débat, et où la crise de l'identité nationale est devenue une préoccupation ailleurs, comme en fait ici. Christophe Chammartin, né en 1970, partage son temps entre ...
Le magazine romand Idpure, récemment récompensé par un prestigieux "red dot" award pour l'excellence de sa ligne graphique, se lance dans l'édition en publiant l'ouvrage SEOUL / SHANGHAI / TOKYO, qui sort en librairie ce 3 décembre. C'est le photographe et artiste tous azimuts Pascal Greco qui est l'auteur des images dont l'ouvrage fait l'objet, et dont nous présentons un extrait cette semaine. Séoul, Shanghaï, Tokyo, trois villes d'Asie, trois types d'architecture que Pascal Greco a photographiés de nuit. L'accent est mis sur les toits, les arrière-cours, les parkings... ces aires marginales que cachent les immeubles clinquants, qui donnent à ces métropoles-là leur réputation de villes éminemment moderne. Catherine Rüttimann www.pascalgreco.com www.idpure.com (blog) SEOUL Ses quartiers de banlieue fanés, croupissant à l'écart de la modernité. En contraste, quelques architectures récentes d'une remarquable banalité. SHANGHAI Ses rares vestiges architecturaux, bouleversants de fragilité. Ses restes étrangement envoûtants de veilles maisons qui, d'ici quelques mois, disparaîtront ...
Utiliser les toits de Genève pour en faire une galerie nocturne, c'est l'idée exploitée par l'exposition NEONS, qui est à l'heure actuelle dans la troisième et dernière phase de son intervention, étalée sur trois années consécutives. Depuis 2007 et au rythme de deux œuvres par année, la plaine de Plainpalais a ainsi vu des sculptures de néon illuminer quelques-uns de ses toits et s'y afficher comme des panneaux publicitaires. La galerie des Urbanités présente cette semaine une vue d'ensemble des six projets, retenus sur la base d'un concours et rassemblant des artistes autant suisses qu'étrangers. L'ensemble de l'opération, initiée par les Fonds d'art contemporain de la Ville et du canton de Genève , s'inscrit dans le long terme puisque chacune des œuvres continuera d'illuminer et d'animer Plainpalais dix années durant, soit jusqu'en 2017 pour les premières arrivées, et jusqu'à en 2019 pour les œuvres de Sislej Xhafa et Nic Hess, inaugurées ...
Tout juste sorti d'une longue période de rénovation, le Pont de la Machine à Genève accueille depuis le 9 novembre, date-anniversaire de la chute du mur de Berlin, l'exposition MURS. Un assemblage de vingt-quatre images, montées sur caissons lumineux et disposées en quinconce le long de l'édifice, lequel se veut pour l'occasion symbole de trait d'union ("Des ponts plutot que des murs"). Des images du mur de Berlin bien sûr, mais aussi de Cisjordanie et d'Arizona pour ne citer que les plus connus. Sur l'initiative de Serge Macia, responsable de la galerie Imaginaid, l'exposition a été mise en place de concert avec la Ville de Genève, et sera visible jusqu'au 31 janvier prochain. Catherine Rüttimann Site web de la galerie Imaginaid: http://www.imaginaid.org/category/expositions/ Texte accompagnant l'exposition Le 9 novembre 2009, la communauté internationale célébrera les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. En commémoration de cet événement, l'association de promotion culturelle Imaginaid présente "MURS", en ...
À l'occasion de la publication par Phaidon d'un monumental "Atlas de l'architecture mondiale du XXIème siècle", la galerie des Urbanités vous propose cette semaine un aperçu de réalisations architecturales notables en Suisse, telles qu'elles sont recensées dans l'Atlas de Phaidon, à paraître le 12 novembre.
Les Urbanités vous proposent cette semaine une plongée vertigineuse dans le New York des high rise, ces immeubles de taille démesurée qui culminent à hauteur de nuages. Le photographe Vincent Jendly, qui entretient depuis une quinzaine d'années une fascination insatiable pour la ville américaine, s'est lancé dans un projet de grande envergure, celui de photographier la ville depuis le haut, la particularité de sa démarche résidant dans les accès privilégiés que le photographe s'est procurés. Juché au 30ème, au 40ème, au 50ème étage de ces immeubles colossaux, Vincent Jendly nous propulse au cœur de la prodigieuse usine à gaz qu'est New York. Plusieurs tirages monumentaux extraits du présent travail ont récemment fait l'objet d'une exposition à la galerie Black and White de Lutry, et Vincent Jendly, par ailleurs actif professionnellement dans la publicité, poursuit méthodiquement son travail sur la mégalopole, d'ores et déjà inscrit dans le long terme. Catherine Rüttimann http://www.vincentjendly.com/
La galerie des Urbanités vous emmène cette semaine au Japon pour une ballade nocturne au cœur de Tokyo et de Kyoto. Installé depuis 2007 au Japon (à Yokohama, près de Tokyo) après de nombreuses années à Paris, David Michaud travaille comme photographe/caméraman/reporter entièrement en numérique avec des appareils permettant d'obtenir des photos en très haute résolution (tel le Canon EOS 5D MarkII). Il est l'auteur de plusieurs banques d'images sur divers sujets, dont le Japon (www.lejapon.fr et www.photosdujapon.com). Il est également l'auteur du livre photo JAPON aux éditions Chêne (HACHETTE). David Michaud est également l'auteur de la vidéo que présentent cette semaine les Urbanités dans le Télétransporteur sur la homepage du site. http://lejapon.fr
En ce mois d'octobre à Paris, le photographe JR investit la vieille pierre de l'Île Saint-Louis avec ses images d'yeux de femmes, placardées en XXL le long des Quais de Seine. L'exposition « Women are Heroes » s'invite en effet sur murs et ponts parisiens, selon la pratique déjà bien rodée de JR, artiste fantôme qui essaime ses projets de street art à travers le monde. Un travail espiègle et engagé, qui invite le promeneur à regarder dans les yeux ces femmes photographiées aux quatre coins de la Terre. Catherine Rüttimann Présentation officielle de l'exposition: Après avoir exposé ses portraits de femmes au Brésil, au Libéria, en Sierra Leone, au Cambodge, en Inde, en Belgique, en Angleterre et dans d'autres pays, JR présente pour la première fois à Paris l'exposition Women dans son ensemble. Après « Portraits d'une génération » parti des banlieues parisiennes et « Face2Face » exposé au Proche-Orient, « Women » ...
Interventions artistiques au Centre-ville de Renens Dans sa volonté de maintenir « en vie » le Centre-ville de Renens durant les travaux qui vont en changer le visage, la Ville a souhaité qu’un projet nouveau, tourné vers la création artistique, puisse prendre ses quartiers dans l’espace urbain. TRANSIT va ainsi faire s’exposer l’art dans la rue, en plusieurs étapes, de semaine en semaine et de lieu en lieu, avec la participation des commerçants, des habitants, des associations, des jeunes, de tout un chacun intéressé par ce projet. L’ambition : rapprocher l’art et la vie. Point de départ. Dans la volonté de dynamiser le centre-ville de Renens, le service de la culture a mandaté Trivial Mass Production pour réfléchir et proposer un concept animant les rues sur une période approximative de 2 ans. Voici un bref résumé des éléments de leur réflexion : Contexte Les travaux qui seront entrepris sur la place du marché représentent ...
A la faveur de l'exposition du projet de recherche en design UrbanMob développé par la HEAD de Genève, les Urbanités présentent le fruit de ce travail, in situ, dans les espaces publics genevois. L'exposition a lieu jusqu'au 10 octobre / Ouverture: de mercredi à samedi, entre 14h et 19h / Espace Live in Your Head (espace d'exposition de la Head), rue du Beulet 4, 1203 Genève. Présentation du projet par Olivier Gallandat, chargé de communication à la HEAD : Exposition du projet de recherche en design UrbanMob New à Live in Your Head Le mobilier urbain est l'interface à taille humaine entre les personnes et les espaces publics. En démocratie, la décision d'implantation ou de remplacement d'éléments de mobilier urbain obéit à des procédures administratives de consultation auprès des citoyens. Les cahiers des charges des designers et des architectes sont donc chargés de contraintes politiques et environnementales. Comment innover dans un tel contexte? L'Institut ...
Impressions furtives d'une ville en pleine métamorphose, tiraillée entre un passé encore douloureux et les sirènes d'une modernité clinquante. Buenos Aires, autrefois débarcadère de toutes les migrations populaires, travaille à se payer une vitrine internationale sur les ruines de son ancien port Puerto Madero, tandis que résonne encore, à quelques rues de là, la complainte des victimes des dictatures passées. Texte et photos: Catherine Rüttimann
Les murs anti-bruit vaudois, répertoriés par Nicolas Eigenheer dans le cadre de son travail de diplôme en design graphique à l'ECAL (Ecole cantonale d'art de Lausanne), illustrent particulièrement pertinemment la problématique développée par les Urbanités les lundi et mardi 21 et 22 septembre 2009 autour du son et de l'architecture, en marge de l'exposition « Corps sonores » présentées à l'espace Archizoom de l'EPFL. L'architecture conventionnelle n'appréhende la notion de son qu'en tant que nuisance et associe donc directement son et bruit. Comme argumenté par l'architecte Jean-Gilles Décosterd, les murs anti-bruit imposent de nombreux problèmes et paradoxes dans la lecture de l'aménagement du territoire : obstacles à la circulation et à la migration naturelles animales, ils contraignent de la même façon la mobilité de l'homme. En ce sens, alors qu'ils sont érigés pour définir et protéger une nature environnementale dite calme (le silence), ils imposent autant de modes de vie éminemment ...
Catherine Leutenegger enquête, depuis quelques années déjà, sur le médium photographique et sur son contexte de production. A l’automne 2005, elle entame un projet sur les studios de photographes, avec en tête la volonté de sonder la réaction de ses collègues face à l’ère du numérique. La série “Hors-champ” en livre un reflet brillant. Le lieu de création d’images, espace intime, discret voire secret est ici percé et mis à jour. Pour cette série en couleur, la technique est irréprochable. Au choix de la lumière et du cadrage impeccables s’ajoute la finesse du détail ; cette maîtrise technique associée à l’originalité du sujet lui permet d’ailleurs de remporter le prix Manor 2007 du Canton de Vaud (Suisse). Après avoir écumé les studios de la région romande et grâce à l’obtention d’un atelier, elle poursuit son enquête à New York City. Cette fois, en plus de s’intéresser à ses comparses, elle développe une ...
La photographe Catherine Rüttimann présente cette semaine une sélection des clichés qu’elle a réalisés pour son travail de diplôme à l’été 2009 à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL). Son objectif a pénétré les entrailles des bâtiments des organisations internationales installées à Genève. Les amphithéâtres et couloirs où se négocie quotidiennement la démocratie universelle des Nations Unies, bon an mal an. Sourds, neutres à l’extrême, ces espaces semblent appartenir à un autre temps, sans pour autant qu’il soit aisé de les dater. Moquettes épaisses, couleurs tentant de se faire oublier, plantes vertes impromptues: la scénographie des salles où transitent les fonctionnaires internationaux qu’on imagine volontiers compassés sont dignes de ces palaces hors d’âge qui accueillent séminaires d’entreprises et congrès politiques. Un luxe sans ostentation, fonctionnel, aussi impersonnel que les organisations acronymes qui l’abritent : BIT, OMPI, ONU, OMS, CICG, OMC… Yann Gerdil-Margueron
Quartier populaire et multiculturel, Kreuzberg fait, depuis 2001, partie de l'arrondissement Friedrichshain-Kreuzberg. Jusqu'à la réunification, Kreuzberg était l'un des douze districts de Berlin-Ouest, le plus avancé dans l'est, dans l'ancien secteur américain. Après la réunification, la réorganisation administrative de la ville a vu fusionner les districts de Kreuzberg et de Friedrichshain, pour donner naissance au seul district actuel composé de quartiers de l'est et de l'ouest. Abritant une forte communauté turque, Kreuzberg est aussi le quartier des artistes, des communautés alternatives, et des gays. L'architecture et l'aménagement urbain y sont un rien foutraque, et font cohabiter des styles étranges dans un joyeux tintamarre de formes et de couleurs. Les édicules et sculptures que nous vous présentons ici sont essentiellement concentrés au nord du quartier, entre la Spree et le fameux Görlitzer Park, espace public évoquant plus les ruines d'un champ de bataille qu'un parc à proprement parler. Ils ont tous été érigés au ...
La Galerie vous propose cette semaine une promenade dans le cœur de Berlin, une balade à travers les espaces verts, omniprésents dans chaque quartier de la capitale allemande. Ces clichés constituent un reportage en images réalisé par Yann Gerdil-Margueron, sans prétention artistique, plus proche du carnet de sensations environnementales. Spécificité revendiquée comme un atout touristique par les autorités berlinoises, le visage vert de la ville est autant le fruit de son développement historique que celui d’une politique ferme et volontaire de préservation et d’accroissement des espaces publics, comme l’expliquent les extraits (ci-dessous) des documents officiels recueillis et sélectionnés par les Urbanités auprès du Département de l’urbanisme de la ville de Berlin : Depuis les origines de Berlin jusqu'au 19ème siècle Berlin et son paysage urbain sont nés de multiples cités, qui se sont peu à peu développées dans la vallée glaciaire de la Spree et sur les versants des hauts plateaux de Teltow ...
Comment fonctionnera le futur RER franco-valdo-genevois ? Quel sera son impact économique, mais aussi social et écologique ? Quel sera son visage ? Ce film, produit par les CFF et le Canton de Genève donne à voir le futur CEVA, qui devrait, si toutes les oppositions sont levées et/ou abandonnées et après 6 ans de travaux, transfigurer la mobilité dans la région genevois, destinée à devenir une capitale régionale européenne. Plus de renseignements : www.ceva.ch Yann Gerdil Margueron
Emanation d’étudiants des différentes discipline de l’Ecole cantonale d’art de Lausanne (ECAL), Cathedral est un périodique artistique à parution irrégulière. Sa dernière édition, que nous présentons ici sous forme numérique, a été vernie le 30 mai dernier à Berlin. Cette publication a été réalisée sous la direction artistique de Gaëlle Boucand. Cette édition Cathedral considère certaines situations au sein de la ville de Berlin, génératrices de formes d’anachronismes et d’interférences et propose une réflexion à partir de celles-ci. La diversité socioculturelle de la ville ainsi que le caractère hybride du paysage urbain berlinois semblent favoriser naturellement l’apparition de ce type de situations. Contributions: Gaëtane Bodiguel / Gaëlle Boucand / Jean-Baptiste Bouvet / Joan Braun / Sophie Bueno-Boutellier / Eleonore de Montesquiou / Elise Florenty / Noa Giniger / Stefanie Heidhues / Anna Hughes / Mathieu Larnaudie / Xavier Mazzarol / Anne Neukamp / Bernd Ribbeck / Clementine Roy / Niels Trannois / Voin de Voin ...
Publié initialement par Macmillan en 1961, “The New City” est une série consacrée à la Toronto moderne et prometteuse de l’après-guerre. Une ville qui semble aujourd’hui bien loin et dans laquelle on perçoit cependant déjà la ville contemporaine, qui partout aujourd’hui marque et influence l’évolution urbaine et sociale à travers le monde. Réalisé par le Genevois Henri Rossier qui était alors typographe passionné de photographie, « The New City » allait précipiter sa carrière de photographe. Henri Rossier se vit ensuite confié de nombreux reportages par la presse canadienne (« Star Weekly » en tête). Aujourd’hui retraité dans la Cité de Calvin, Henri Rossier a déjà participé à une émission des Urbanités, « Le citoyen urbaniste Henri Rossier », < http://urbanites.rsr.ch/blog/le-citoyen-urbaniste-henri-rossier/ >. Yann Gerdil-Margueron Commentaire du blog « Spacing Toronto / understanding the urban landscape” au sujet du travail d’Henri Rossier: “The New City, published in 1961, features the black and white ...
Prises dans les coulisses du camp républicain réuni à Phoenix, les images de Catherine Rüttimann propose une lecture de l'architecture factice et organique nécessaire à l'apparition du forum social et politique contemporain. Cette série présente l'architecture technique nécessaire à l'existence du Forum contemporain, un forum médiatique dont la théâtralité n'est censée être perçu que par écrans interposés par les citoyens. Cette série est le pendant d'une seconde, présentée la semaine dernière dans la Galerie des Urbanités, laquelle a été réalisée juste avant le démontage du World Economic Forum de Davos, et qui propose une lecture des volumes, des espaces, bref du décor planté par le WEF pour donner lieu au théâtre du pouvoir. Ces deux séries nous semblent particulièrement pertinentes en ce qu'elles se complètent pour démontrer toute les architectures de l'éphémère nécessaires à la construction du forum social et politique du XXIème siècle, un forum virtuel, abstrait, temporaire. Ces séries ...
Prises juste avant le démontage du World Economic Forum de Davos, les images de Catherine Rüttimann propose une lecture des volumes, des espaces, bref du décor planté par le WEF pour donner lieu au théâtre du pouvoir. Cette théâtralité architecturale est le pendant d'une autre série de la jeune photographe établie à Lausanne sur la défaite de Mc Cain aux dernières présidentielles américaines, série qui présente l'architecture technique nécessaire à l'existence du Forum contemporain, un forum médiatique dont la théâtralité n'est censée être perçu que par écrans interposés par les citoyens. Cette deuxième série sera présentée dans la Galerie des Urbanités du 25 au 31 mai 2009. Ces deux séries nous semblent particulièrement pertinentes en ce qu'elles se complètent pour démontrer toute les architectures de l'éphémère nécessaires à la construction du forum social et politique du XXIème siècle, un forum virtuel, abstrait, temporaire. Ces séries témoignent, en croisant leurs points de ...
A la différence du jardin, du parc ou de l'espace public aménagé, objets de très nombreuses expositions et de manifestations tant érudites que populaires, le thème de la très vaste échelle paysagère est peu abordé. Peut-être parce qu’il concerne des projets complexes qui ne se laissent pas embrasser du regard. Des projets fragiles, particulièrement sensibles aux aléas de la politique et de la conjoncture, puisqu’ils se développent sur la longue durée. Or l’abandon de l’agriculture, le retrait de l’industrie, la dégradation du milieu naturel et urbain font des transformations et requalifications de grands paysages une nécessité croissante. Comment, et dans quels langages contemporains, les architectes-paysagistes, confrontés à des chantiers inscrits dans d'immenses espaces et dans une temporalité longue, répondent-ils aux interrogations socio-économiques, environnementales et forcément politiques qui leur sont posées aujourd'hui? Une exposition consacrée aux «Grands paysages d'Europe», réalisée par Lorette Coen à l'initiative d'une importante institution espagnole, la Fondation César ...
Dans le cadre de la deuxième semaine du dossier Thématique que nous consacrons à la place de la jeunesse en ville (voir haut de la page d'accueil), nous présentons cette semaine trois séries issues du travail du photographe suisse Fabian Unternährer. Ces trois séries, de Berlin à la Suisse, saisissent dans leur quotidien de jeunes skate-boarders de rues. Culture urbaine par excellence, le skate board s'est imposé partout sur la planète, et étend son humeur et son esthétique de bitume trash dans tous les domaines artistiques traditionnels (cinéma, musique, arts plastiques, etc). Yann Gerdil-Margueron Fabian Unternährer est photographe independent, diplômé de l’Ecole de Photographie de Vevey. Il a travaillé pour de nombreuses revues et journaux : Migros Magazin, Neon Magazin, Kinki Magazin, TCS Magazin, SUVA Magazin, Der Bund, NZZ am Sonntag, Sämann/Reformiert etc. Il a exposé son travail dans plusieurs espaces culturels et galeries, de part et d’autre de la Sarine (Flux Laboratory/ ...
Depuis trois ans, Olivier Nord développe un projet photographique témoignant de l’urbanisation de la campagne française, une étude sur la présence humaine dans un paysage récemment métamorphosé. Il s’agit d’une topographie de lieux, d’espaces naturels ou urbains du territoire colonisé par un style de vie qui s’impose socialement et nous transforme individuellement. Une envie irrépressible de conformisme et de banalité. En regardant ces scènes de très loin, tout semble dérisoire. L’alignement des maisons construites sur un même modèle, à peu de distance les unes des autres, sur des terrains qui furent hier encore des champs, possède un surplus de réel. En parcourant les photographies d’ Olivier Nord, nous apprécions sa maîtrise de la couleur et de la lumière, de la composition et du goût pour les détails mais aussi son besoin de documenter un changement d’usage du paysage : il n’hésite pas à installer sa chambre photographique en haute montagne ...
Olivier Nord, 31 ans, vit et travaille à Lyon, en France. Il présente actuellement son travail au Musée Paul Dini de Villefranche-sur-Saône dans le cadre de l’exposition « Métamorphoses » sous le commissariat de Sylvie Carlier et de Damien Chantrenne, jusqu’au 20 Septembre 2009 ( www.musee-paul-dini.com ). En 2008, Olivier Nord a été sélectionné pour la session "Mission Jeunes Artistes" à la Médiathèque du Musée des Abattoirs de Toulouse. La même année, il a été titulaire d’une bourse "Défis jeunes" pour le projet "Découverte / Prise de possession". Il fut parmi les 10 dossiers sélectionnés pour le Prix 2008 de la Fondation HSBC. Il a également été sélectionné pour le Prix International de la Photographie « The core of Industry » Reggio Emilia en Italie. Site internet: www.olivier-nord.com
Matthieu Gafsou est né en Suisse le 1er octobre 1981. Il vit et travaille à Lausanne. Après un cursus académique (master en histoire et esthétique du cinéma) ainsi qu’une formation de journaliste, il a été formé en photographie à l’Ecole supérieure d’arts appliqués de Vevey. Il a remporté le Prix de la Fondation HSBC pour la photographie 2009, pour sa série « Surfaces » (présentée dans la galerie des Urbanités le 7 juillet 2008) qui conduira à la sortie courant juin prochain d’un livre aux Editions Actes Sud. Parallèlement, une exposition liée au prix va tourner en France, dont le premier vernissage aura lieu à la galerie Baudoin-Lebon, le 17 juin, à Paris. Expo jusqu'au 10 juillet. Il est par ailleurs lauréat du concours européen de la photographie d'architecture. Dans ce cadre, une exposition aura lieu du 25 avril au 30 juin au musée allemand de l'architecture, à Francfort. Il ...
L'histoire du premier skatepark de l'Ouganda et probablement de toute l'Afrique : Inspirés par des images vues à la télévision mais ne possédant pas d'infrastructures ni de lieux propices à la pratique du skateboard, des jeunes de Kitintale, une banlieue de Kampala, ont décidé de construire eux-même un skatepark dans leur communauté, avec les matériaux locaux disponibles (terre stabilisée, sacs de sable, ciment...). La réalité des familles ougandaises n'est certainement pas toujours drôle au quotidien, mais lorsque les enfants du quartier se trouvent sur cette île fantastique qu'est leur skatepark et qui fait toute leur fierté, ils ne sont guère loin du paradis. Ils y trouvent une forme de liberté dans un quotidien offrant peu de perspectives d'avenir ((la plupart de ces jeunes ne peuvent aller à l'école, faute de moyens financiers). Ce sport leur a donné un sentiment d'appartenance à une communauté et a su entraîner une dynamique de ...
Forms of Inquiry : The Architecture of Critical Graphic Design (Formes d'enquête : l'architecture du design graphique critique) est une exposition accompagnée d'une série d'événements et conférences qui a lieu jusqu'au 9 avril à l'espace Archizoom à l'EPFL. Programme complet : http://archizoom.epfl.ch/page34642.html Ce projet veut attirer l'attention sur certains développements récents dans le champ du design graphique, illustrant la richesse croissante des liens qui l'associent à l'architecture. D'une façon générale, Forms of Inquiry englobe un réseau assez libre de sympathisants qui abordent dans leur travail le design graphique en tant qu'activité spécifiquement critique. Ce parti-pris s'inspire de Manfredo Tafuri, historien de l'architecture, pour qui le rôle du critique devait être d'explorer le monde qui l'entoure dans toute sa diversité, sa complexité et sa subjectivité inhérente. Forms of Inquiry explore donc les échanges entre le design graphique et l'architecture, ainsi que leurs origines communes. Dans un souci de clarté (mais également dans le but de ...
Catherine Rüttimann est née à Zurich en 1979. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie à Fribourg où elle entame d'abord des études de Droit, elle se prend de passion pour la photographie et décide alors de rejoindre Lausanne où elle est admise à l'ECAL, l’Ecole cantonale d’art de Lausanne. « The Meadows » signifie « les prés », soit la traduction littérale de « Las Vegas ». Sous-titré “it's a city just like any other, really", ce travail sur la ville de Las Vegas a été réalisé entre fin octobre et début novembre 2008 dans le cadre de ses études à l’ECAL, dans les banlieues pavillonnaires du nord de la ville, ainsi que dans les rues voisines et miséreuses de Fremont Street, le flamboyant centre historique de Vegas, lequel est envahi par les touristes la plupart du temps. Un travail sur les ...
En 2004 (étude Qaqortoq) une première fois, puis en 2008 (études Ilulissat et Uummannaq), le photographe jurassien Joël Tettamanti a consacré deux voyages à l’analyse de la grammaire particulière de l’esthétique urbaine sous ces nordiques latitudes. Les Urbanités ont invité le parrain de la Galerie des Urbanités (voir la Galerie du 19 mai 2008), en cette semaine qui célèbrera officiellement le printemps du calendrier, à conjurer avec nous le Bonhomme Hiver de façon urbaine et esthétique. Yann Gerdil-Margueron Lire le portrait de Joël Tettamanti du 19.05.08 Pour en découvrir plus : joel@tettamanti.ch http://www.tettamanti.ch/ http://www.onlab.ch/?ids=2,3,9,11 http://www.hotspot-helvetia.ch/
Nicolas Delaroche est né le 12 mars 1985 à Laon en France. Il a grandi à Bâle avant de déménagé à Genève en 2003 pour étudier le design graphique. Il commence à pratiquer la photographie en 2004 à la faveur d’un séjour à Berlin. Depuis 2005, il étudie la photographie à l’ECAL, l’Ecole cantonale d’art de Lausanne. La série que nous vous présentons cette semaine a été réalisée dans le cadre de son cursus à l’ECAL. Un aperçu de cette étude est actuellement présentée au Musée de l’Elysée jusqu’au 19 avril, en marge de l’exposition “Le paradis, ou presque / Los Angeles (1865-2008)”. Cette présentation inaugure au Musée de l’Elysée un nouveau cycle d’expositions baptisé « En avant-première » et destiné au bâtiment de l’avenue de l’Elysée 4 à Lausanne. Durant chaque tranche d’exposition, le travail d’un photographe en formation est exposé dans ces murs. Le choix ...
La série que nous vous présentons cette semaine a été réalisée à la demande de la commissaire d’exposition Donatella Bernardi par le photographe Michel Bonvin, habitué de la galerie des Urbanités. Il s’agit des coulisses du Musée Rath lors de sa réfection récente. Une série qui doit s’inscrire dans l’exposition « Post Tenebras Luxe » qui présentera cet été une sélection des meilleurs travaux de la relève plasticienne genevoise dans l’espace d’exposition de la place Neuve. Une exposition collective que nous présente ci-dessous la commissaire. Yann Gerdil-Margueron POST TENEBRAS LUXE, Musée Rath, 25 août – 27 septembre 2009 Il a suffi d’ajouter un « e » à la devise latine de la République de Genève pour passer de la lumière (lux) au luxe. Mais au fond, dans le cas de Genève, n’est-ce pas la même chose, lux ou luxe ? Pour cette ville qui ne peut pas, de par son ...
Stéphanie Meylan est née quelque part en suisse romande en 1975. Elle étudie à l’Ecole supérieure en photographie de Vevey, où elle se frotte aux enseignements de différents photographes professionnels, de Arno R. Minkkinen à Nicolas Faure, en passant par Helmut Newton. La voilà ensuite qui appréhende la vie active appareil au poing : une incursion dans la publicité plus tard (campagne de la BCV 2003), elle poursuit son parcours professionnel dans la presse, se concentrant sur la photographie de concerts. A l’opposée de la captation de l’éphémère énergie de la scène, les travaux plus personnels de Stéphanie Meylan prennent le temps de la composition, sortent de la nuit pour apprécier les couleurs diffuses d’une ville, d’un paysage, d’un espace, tels quelques soupirs après la tempête, développant un univers photographique constitué principalement de vagabondages urbains. Luz, Renald Luzier, est né aussi quelque part, mais dans la France tourangelle en 1972. ...
Le sommet du G8 s'est déroulé du 01 au 03 juin 2003 dans la station thermale française d'Evian, à proximité des villes suisses de Genève et de Lausanne. En Suisse, les questions de fonds en jeu dans cette manifestation ont été très largement occultées par la problématique budgétaire et sécuritaire. En effet, les principaux médias helvétiques ont massivement traité des questions organisationnelles (sécurité) et budgétaires (remboursements) qui sont étroitement associées aux actes de violence et aux déprédations. On peut dire ainsi, que si les acteurs politiques et économiques directement impliqués dans ce Sommet sont restés d'une grande discrétion dans les médias, il en va différemment pour les mouvements contestataires et les forces de sécurités (de sérénité dirait J.-F. Carenco, Préfet de Haute-Savoie) qui ont occupé une place prépondérante par le fait, simplement, qu'ils représentaient la meilleure efficience médiatique possible du fait de leur potentiel de violence. Comme le ...
Né en 1946, Eric Jaquier quitte assez vite l’enseignement pour se consacrer dans un premier temps à la photographie. Dans les années 70 et 80 il travaille comme photographe de presse, puis comme rédacteur dans la presse écrite avant d’entamer en 1986 une carrière de journaliste à la Radio Suisse Romande. Bien qu’il n’ait jamais complètement lâché son Nikon, il l’a sérieusement repris en l’an 2000. Deux ans plus tard à la galerie Black and White à Lutry Eric Jaquier présente « Calme Egéen», une série de photos noir blanc réalisée dans les îles grecques, avant de passer au numérique et à la couleur avec un travail proposé en 2005, par le Centre culturel L’Essor au Sentier. Durant cette période, il s’est aussi replongé dans ses archives. L’occasion d’un retour en arrière. En 1969, lors d’un séjour à Leeds dans le nord de l’Angleterre, Eric Jaquier avait pris pour sujet ...
Après le vernissage de leur livre "Kyoshu, nostalgie du pays" l’année dernière au Palais de Tokyo à Paris, Nicolas Ducret et Pascal Greco présentent cette semaine à la Galerie Ofr de Paris une série de photographies tirées du livre. Nicolas Ducret présente ses photographies moyen format et Pascal Greco présentera des collages de Polaroid. L'exposition se tient jusqu'au dimanche 8 février. Année 2007, Tokyo. Nicolas Ducret accompagné d’un Hasselblad et Pascal Greco d’un Polaroid sillonnent au hasard les rues de la capitale nippone. Ne se concertant guère durant ce séjour, Pascal prenant ensuite le chemin de différentes villes et Nicolas restant à Tokyo, ils en ramènent des images remplies d’émotions, de hasards rencontrés et de détails de vie définissant selon leur vision ce pays si lointain. La distance est souvent présente, les lumières toujours naturelles, les sujets sont flous ou nets, posant devant l’objectif de manière naturelle, sans artifice. Au ...
Pendant trois semaines, la Galerie des Urbanités accueille les travaux publiés dans le magazine fraîchement créé par le Lausannois Marc Mussler, «Diary 16». A 23 ans, étudiant depuis maintenant quatre ans à l'Ecal (l'École cantonale d’art de Lausanne), Marc Mussler entame sa dernière année en section Design graphique. Il a fondé avec Xavier Michellod le collectif graphique "16pounds".A la tête de «Diary 16», qu’il définit comme «une presse de style» plutôt que comme un magazine, le collectif 16 pounds est spécialisé en design graphique, et en illustration.Marc et Xavier définissent ainsi leur projet dans l’édito de la première édition : "Cette collaboration est née d’une passion commune pour l’édition et de notre source d’inspiration qu’est la ville. Comment interpréter la vie urbaine sous toutes ses formes? C’est ce que nous avons voulu exploiter à travers ce magazine. Nous sommes dépendants ...
Pendant trois semaines, la Galerie des Urbanités accueille les travaux publiés dans le magazine fraîchement créé par le Lausannois Marc Mussler, «Diary 16». A 23 ans, étudiant depuis maintenant quatre ans à l'Ecal (l'École cantonale d’art de Lausanne), Marc Mussler entame sa dernière année en section Design graphique. Il a fondé avec Xavier Michellod le collectif graphique "16pounds".A la tête de «Diary 16», qu’il définit comme «une presse de style» plutôt que comme un magazine, le collectif 16 pounds est spécialisé en design graphique, et en illustration. Marc et Xavier définissent ainsi leur projet dans l’édito de la première édition : "Cette collaboration est née d’une passion commune pour l’édition et de notre source d’inspiration qu’est la ville. Comment interpréter la vie urbaine sous toutes ses formes? C’est ce que nous avons voulu exploiter à travers ce magazine. Nous sommes dépendants de la ville et nous ne nous ...
Pendant trois semaines, la Galerie des Urbanités accueille les travaux publiés dans le magazine fraîchement créé par le Lausannois Marc Mussler, «Diary 16». A 23 ans, étudiant depuis maintenant quatre ans à l'Ecal (l'École cantonale d’art de Lausanne), Marc Mussler entame sa dernière année en section Design graphique. Il a fondé avec Xavier Michellod le collectif graphique "16pounds". A la tête de «Diary 16», qu’il définit comme «une presse de style» plutôt que comme un magazine, le collectif 16 pounds est spécialisé en design graphique, et en illustration. Marc et Xavier définissent ainsi leur projet dans l’édito de la première édition : "Cette collaboration est née d’une passion commune pour l’édition et de notre source d’inspiration qu’est la ville. Comment interpréter la vie urbaine sous toutes ses formes? C’est ce que nous avons voulu exploiter à travers ce magazine. Nous sommes dépendants de la ville et nous ne nous verrions pas ...
slightly urban, ainsi nomma l’artiste Renate Buser (*1961) sa publication recente, tel était aussi le nom de son exposition qui a eu lieu en 2007 dans le Kunsthaus Baselland. La photographe, d’origine argovienne, vit actuellement à Bâle, mais son travail, sa camera photographique, l’emmène aux endroits singuliers du monde. Elle repère, avec un regard sensible, des caractéristiques et idiosyncrasies de chaque lieu ; elle les captes et les transforme. Renate Buser commenté par Cornelia Tapparelli http://www.renatebuser.ch/ Pour voir la publication slightly urban
Sur les côtes Sud et Nord-Est de l’Angleterre, au milieu de terrains en friches, d’étranges constructions de béton se dressent, solitaires. Incurvées, ou creusées d’un œil borgne, elles font face à la mer, comme abandonnées. On imagine le vent y rebondir sans pourtant en comprendre la fonction d’emblée. Ancêtres du radar, ces «miroirs» acoustiques érigés entre 1916 et les années 30 sont les oreilles, réputée imprenable, et servaient donc à prévenir de l’arrivée imminente de forces aériennes ennemies. Le développement de l’aviation rapide et finalement des radars, ces «sounds mirrors» sont devenus obsolètes mais hantent toujours les côtes d’Albion. Ce sont ces sculptures épurées, perdues dans la nature, que Michel Bonvin a choisi de photographier pour répondre à la commande du Café de Grancy à Lausanne, haut lieu de la vie de la capitale vaudoise, particulièrement bruyant. Tirés à de grands formant, ...
Urbanic est une série photographique réalisée entre 2003 et 2006. Le titre est une contraction des mots anglais «urban» et «organic». Les images ont été prises de jour et de nuit, dans diverses agglomérations d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Le choix des lieux s’est effectué en fonction de la typologie des espaces, qui présentent presque chacun un dénivelé important et offrent un point de vue plongeant ou particulier sur une zone urbaine. Urbanic est un travail d’observation et de composition sur la ville et la nature. Dans cette série, je m‘intéresse au dialogue qui se crée entre le minéral et le végétal, entre ce qui est inerte, construit et ce qui est vivant, organique. Dans la plupart des photographies, le premier plan est formé d’une végétation dense et vivace, qui se déploie ou se concentre dans le cadre. Dans certaines prises de vue, ce monde organique se transforme ...
Pour la seconde fois, les Urbanités accueille le travail de Silvio Do Nascimento. Après «Archéologie du nazisme», c’est une étude sur l’Irlande du Nord que présente cette semaine le photographe veveysan. Un travail avec les vestiges de l’architecture nationale-socialiste que Silvio Do Nascimento lit comme une continuité: "Ce nouveau travail se développe dans un rapport de pérennité avec le travail sur l'architecture de propagande nazie, il traite essentiellement des vestiges sociaux et urbains du conflit d'Irlande du Nord." Au delà de l'évidente particularité des questions que posent le conflit et la paix d'Irlande du Nord, j'ai tenté d'extraire à ces spécificités une matière ainsi qu'une assise européenne. Il existe j'en suis convaincu, un rapport de mise en raisonnance entre ces questions locales et celles qui se débattent tant bien que mal dans une Europe économique. Aussi s'il semble y avoir dans dans une majorité des sociétés européennes d'aujourd'hui une fascination pour les ...
Bible de l’architecture et du design en Suisse, la revue alémanique Hochparterre fête ses vingt ans ce lundi 17 novembre. Pour les Urbanités, sa rédaction a sélectionné les 20 meilleures couvertures des débuts à aujourd’hui. 20 ans : un âge respectable pour un journal qui, selon les lois du marché de la presse, n’avait aucune chance de survie. Lorsqu’en 1988, Curti Medien AG lance cette revue d’architecture et de design, les conditions semblent bonnes. Mais trois ans plus tard, Curti Medien AG doit se rendre à l’évidence : le titre est fortement déficitaire. Aussi l’éditeur décide de mettre la clef sous la porte. La rédaction décide alors de racheter le titre pour un franc symbolique et gère depuis en communauté l’entreprise qui a su trouver son rythme de croisière aussi bien d’un point de vue éditorial que financier grâce à l’originalité de sa structure. Comme l’indique ...
Dans l’étude que nous publions cette semaine, Oriana Eliçabe plonge au cœur des barrios, ces villes en briques et en zinc entourant Caracas, Valence, Mérida ou Barcelone, bas-fonds urbains d'une société rurale démantelée par des décennies dominées par l'économie pétrolière au Venezuela . Comme l’explique la photographe : « Des quartiers suspendus aux flancs de la vallée - où l'on doit amener son gaz à pied par des escaliers labyrinthiques construits par les habitants eux-mêmes – où les habitations sont élevées sur des terrains "captés" - où l'on vole son éclairage - où l'on survit grâce à une économie souterraine et à la solidarité communautaire - où l'infrastructure sanitaire et éducative est historiquement précaire, ou simplement inexistante. Un monde qui, même s'il concerne 60 % de la population des villes vénézuéliennes, reste invisible ; un lieu interdit qui n'a droit au chapitre des médias que pour du meurtre d'un délinquant et qui ...
Les nombreux projets menés par Jean-Marc Lamunière et ses collaborateurs au sein de son bureau genevois ainsi que les enseignements théoriques et les ateliers de projets qu'il a dirigés durant son enseignement à Philadelphie, Zurich, Lausanne et Genève témoignent d'une conception du projet qui lie intimement la forme architecturale et la forme urbaine. Dans ce sens, l'objet architectural émerge comme la composante d'une structure urbaine ou territoriale plus large, dont les principes d'organisation et les lignes de forces énoncent ses propres principes de composition. On peut discerner trois phases dans la production urbanistique de Jean-Marc Lamunière : une première phase, cantonnée essentiellement aux années 1950, où la formation architecturale et urbanistique humaniste acquise à Florence entre en résonance avec la leçon de la modernité urbanistique radicale de Maurice Braillard et d'André Marais, pour devenir le concept opératoire d'une pratique urbanistique qui se traduira souvent par des réalisations ...
En 2004, lors de sa résidence à Barcelone, l'artiste suisse Véronique Goël entreprend un important ensemble photographique portant le nom d'un hôtel de la vieille ville: Hotel Comercio. Elle mène en parallèle deux projets vidéo, Agbar et Poble No. L'étude Hotel Commercio est devenu un livre, qui vient de paraître aux Editions Notari à Genève. «Barcelone est devenue un grand marché touristique constamment alimenté par de nouvelles attractions pour conserver son pouvoir de séduction et continuer à se développer. Ce commerce tourne à plein régime dans une frénésie festivalière et de consommation perpétuelle, où vie nocturne, manifestations et événements de tous ordres (musique, spectacles de rue, cuisine, cinéma, vidéo, peinture etc.) se côtoient et se succèdent sans distinction à un rythme infernal. Cet état des choses auquel les Barcelonais résistent comme ils peuvent, m'a procuré un champ de travail inattendu que j'ai exploré au fil des mois.» Véronique Goël Le ...
Né en 1978 à Tokyo, Makoto Nakamura exerce la photographie en autodidacte, en marge de ses activités de Tour Operator. Il organise donc les voyages de ses compatriotes à travers le Vieux Continent, prépare l’accueil, le transport et les trajets de ces tribus pressées, bardées d’objectifs, qui suscitent toujours l’étonnement, sinon la stupéfaction des Européens qui les voient sillonner les carrefours touristiques en un temps record. Ces activités ont conduit Makoto Nakamura à vivre et travailler pendant deux ans à Genève, avant qu’il retourne s’installer au pays du soleil levant. Pour les Urbanités, il livre quelques clichés à l’influence classique et à l’inspiration poétique des villes traversées par ses compatriotes au pas de course, de Tokyo à Paris, en passant par Milan… Les 8 et 9 novembre prochain, Makoto Nakamura présentera son travail dans le cadre de la Foire d’art Design Festa de Tokyo (www.designfesta.com/02_en)
Diplômé en 2006 de l'Ecole cantonale d'art de Lausanne (ECAL), le photographe Florian Joye poursuit actuellement son exploration de la ville nouvelle telle qu'elle se dessine et s'invente dans les émirats arabes. Nous présentons cette semaine une sélection de son travail consacré à Dubaï, véritable Mahagony du XXIème siècle. Grandeur et décadence, donc... … The final chapter in experiencing the extraordinary… Dubai properties slogan Mon fils il y aura une Arabie de l’après pétrodollar et ce sera à toi de la construire. C’est ce que dit le père du cheik Maktoum en 1990 peu avant de mourir..... J’ai choisi de travailler sur les Emirats Arabe Unis et plus particulièrement sur Dubaï pour des raisons diverses. Suite à une recherche sur Dubaï, ma curiosité et mon intérêt se sont emballés à la lecture confuse sur le net d’un lot d’images générées par google, où se juxtaposait d’avantages de synthèse, maquettes et réalités ...
Afin d’accompagner la réalisation du futur RER et de son épine dorsale CEVA dont les travaux semblent désormais imminents, la cellule de communication de l’Etat de Genève en charge du projet a initié dès 2005 une démarche artistique originale. Celle-ci a pour objectif d’engager un dialogue culturel et social nouveau entre le chantier à venir et la vie du bassin franco-valdo-genevois et de ses habitants. Dans un premier temps, une carte blanche a été offerte à des étudiants concepteurs en multimédia de l'Ecole d'art appliqué de Genève pour la réalisation de courts métrages d’animation dans le cadre de leur travail de fin de semestre. La sélection disponible ici propose une représentation inédite de la mobilité future de l’agglomération transfrontalière à travers un regard différent et ludique pour mieux en éclairer les enjeux. Par ailleurs, d’autres initiatives artistiques sont actuellement en cours, telles que la réalisation d’un film témoignage ...
Catherine Leutenegger est née en 1983 à Lausanne. Après ses six années d’études à l’Ecole Cantonale d’Art de Lausanne (ECAL), elle obtient son diplôme d’études post-grades de designer HES en communication visuelle spécialisation Photographie, avec mention Excellent. Son travail photographique a fait l'objet de nombreuses reconnaissances, dont le Prix Culturel Manor, le Prix du Canton de Vaud et les Bourses Fédérales de Design qui lui a valu une exposition au Musée de l'Elysée, une publication de son travail de diplôme « Hors-champ » sous forme de catalogue ainsi qu'un séjour de six mois à New York. Actuellement, elle prépare une exposition à la Galerie Aperture de New York dans le cadre du Prix International de la Photographie. La Galerie des Urbanités présente cette semaine son étude «A la conquête de l’Ouest», exposé jusqu'au 19 décembre aux Ateliers de la Ville de Renens (www.ateliersvdr.ch). Sous le thème «Grain urbain», ...
Après un apprentissage de dessinateur en bâtiment, Silvio Do Nascimento a suivi un cursus de photographie à l’Ecole cantonale d’art de Lausanne, l’ECAL, dont il est sorti diplômé en 2007. A 25 ans, il est actuellement employé à temps partiel dans un bureau d'architecture veveysan, et est le chanteur du groupe de punk-hardcore "Life as War" (www.myspace.com/lifeaswar). "Archéologie du présent" (travail également présenté sous le nom de "Europe Réveilles-toi" ou "Europa Erwache) Par Silvio Do Nascimento C'est un travail qui au travers de l'architecture de propagande nazie questionne la manière dont nos sociétés capitalistes européennes envisagent aujourd'hui, de raconter, de faire usage, d'un patrimoine historique et idéologique, de définir leur rapport à l'histoire ainsi qu'à elles-mêmes. Le nazisme est pour moi le signifiant ultime du fascisme européen et est aujourd'hui considéré comme le coeur des ténèbres de notre civilisation. La dépolitisation de l'holocauste, son élévation au rang de mal absolu ...
L’espace d’exposition Archizoom à l’EPFL présente une exposition rétrospective sur l’oeuvre de Jean Tschumi. Réalisée par le Professeur Jacques Gubler et les Archives de la construction moderne, l’exposition présente des documents originaux de l’architecte qui parcourt avec pertinance plusieurs thèmes centraux de la modernité du 20ème siècle, dont notamment l’urbanisme qu’il enseigne à l’école d’architecture dès sa création à Lausanne en 1943. La leçon inaugurale qu’il prononce s’intitule d’ailleurs « De l’architecture à l’urbanisme ».Pour la galerie des urbanités, nous présentons quelques plans d’urbanisme de Jean Tschumi, visionaires, utopiques, internationaux, et toujours restés au stade de projet. Archizoom EPFL Faculté ENAC – Bâtiment SG Ecublens, Lausanne, Suisse archizoom.epfl.ch Du 18 septembre au 24 octobre 2008 Lundi au vendredi : 9h – 18h Samedi: 10h – 17h Stockolm « La Ville de Stockholm ouvre la discussion au moment de la planification d’un projet de métro en un sous-sol difficile, marin et terrestre. 350 bureaux d’Europe ...
Après « Valais, le paradoxe urbain », qui regroupait une sélection d’études réalisées par Michel Bonvin dans son canton d’origine, le Valaisan revient présenter cette semaine « Germinal Park », enquête photographique dans le bassin minier du Nord-Pas-de-Calais en France. Une immersion dans le paysage tout en monotonie des alignements de maisons ouvrières, les corons, des éruptions des terrils, ces monticules noirs de résidus miniers, rythmée ça et là par les vestiges de métal qui plongeaient les ascenseurs des mines au cœur de la terre. « Germinal Park » est une plongée en archéologie récente, un état des lieux de la transformation, lente, de ce paysage classé patrimoine mondial de l’UNESCO, peu à peu « renaturalisé » ou transformé jusqu’à l’absurde par la société de loisirs qui entend jusqu’ici étendre sa logique amnésique de la distraction : en travestissant par exemple certains terrils en pistes de ski ...
La galerie Lucy Mackintosh à Lausanne montre simultanément le travail de Ingrid Hora et de Lukas Wassmann. L'un comme l'autre exposent pour la première fois en Suisse romande. Les deux artistes créent des objets qui changent notre perception de la réalité et paradoxalement nous replongent dans le réel. Si le résultat final est de la photographie, l'oeuvre existe en amont et invite à jouer soi-même avec nos gestes, nos sens et nos habitudes. Le corps humain est presque toujours au centre de ces oeuvres. Ingrid Hora le place davantage dans l'urbain, dans le construit et le familier, alors Lukas Wassmann le place plutôt dans le paysage, dans la nature, voulant ignorer le construit, ou surtout s'en moquer. Un travail sur l'espace et l'environnement donc, une autre façon d'aborder le construit et ses perceptions. www.lucymackintosh.ch Double exposition à la galerie Lucy Mackintosh Ingird Hora – Functional Escape Lukas Wassmann – ...
T-shirt Monthly est né en janvier 2007 par Gion Capeder, Valérie Locher-Nidegger, Serge Nidegger et Stéphane Noël dans le cadre du festival du Belluard, à Fribourg. Le but du projet était de rendre justice à l'art du t-shirt en invitant des designers de différentes provenances artistiques (graphisme, mode, skateboard, graffiti, musique, etc.) et en proposant un mode de diffusion original. T-shirt Monthly est un magazine mensuel, le t-shirt étant le magazine. En d'autres termes, si vous souscrivez à T-shirt Monthly, vous recevez chaque mois un t-shirt dans votre boîte aux lettres. Chaque numéro est réalisé expressément pour le magazine par des graphistes venant de New York, Amsterdam, São Paulo, Lausanne ou d'ailleurs. A l'intérieur du vêtement est imprimé un commentaire (parfois une courte biographie) rédigé par l'artiste. Les abonnés ne connaissant pas les designs à l'avance. Tous les t-shirts sont sérigraphiés à la main et ne sont disponibles que pour les abonnés. Les ...
VALAIS : LE PARADOXE URBAIN D'un côté, la gorge rhénane et autoroutière. Vaste balafre industrielle, sillon anarchique et d'une rare laideur. Presque un mépris. De l'autre, les lobes alpins, urbanisés, parfois à l'extrême, mais, au contraire de la plaine du Rhône, selon des schémas directeurs et des principes esthétiques clairement établis, rigides, dirigistes. D'un côté, les traditions, la foi, ancestrale et un rien figée. Des combats de reines aux ex-voto en mémoire des accidentés de la route. Témoignages pieux à l'esthétique désuète sinon kitsch. De l'autre un modernisme appliqué à l'implantation de la ville en station, ouverte sur les cimes autant que sur l'internationale du tourisme de loisirs sportifs. Le Valais fait en permanence se côtoyer culture vernaculaire et ambition mondialiste. Un dialogue de sourds, parfois, d'indifférence, souvent, un clash esthétique, systématiquement. Le Valais, c'est le paradoxe de la ville en tant qu'idéal, sans doute aussi la meilleure représentation des ...
Dans le cadre de l'exposition collective « Eclairages » Jusqu'au 14 septembre 2008 Palais de Rumine _ Place de la Riponne _ Lausanne horaires et visites commentées sur le site www.mcba.ch PRESENTATION DE L'INSTALLATION « CLIMATS » Jean-Gilles Décosterd, architecte L'installation « climats » n'est pas stricto senso une installation artistique mais une proposition d'architecture qui prend aujourd'hui la forme d'une installation et qui va, à terme et par le projet d'architecture qu'elle initie, transformer les salles 4, 5 et 6 du Palais de Rumine à Lausanne. Pour la part d'installation, présentement visible, « climats » est à la croisée des chemins, ceux des arts plastiques et de l'architecture, du fait qu'elle prend place dans le Musée des Beaux-Arts de Lausanne et qu'elle agit sur l'espace intérieur en y déployant un propos : problématiser le rapport singulier et contemporain qu'entretiennent arts plastiques et architecture avec le territoire. Pour la part du projet d'architecture, il s'agit de questionner ...
Simon Edelstein, cinéaste suisse - il vient de terminer un long métrage « Quelques jours avant la nuit » - expose à Locarno et Ascona, du 1er au 31 août, ses photographies de cinémas, captées à travers le monde, durant des années de voyages en Europe, aux Etats-Unis et en Inde.Passionné par cet univers du cinéma, à la fois art et industrie, il évoque, à travers ses clichés, la disparition massive de ces lieux populaires au profit de nouveaux multiplex à l'architecture «indigente et anonyme». « Aujourd'hui encore, regrette Simon Edelstein, les salles de cinéma ne sont guère considérées comme ayant un intérêt architectural réel. Rares sont les efforts de conservation cohérents, raison pour laquelle rares sont ceux qui se sont indignés de leur vague de destruction ». Les photographies de Simon Edelstein illustrent la nostalgie de cet éclectisme architectural et rendent hommage ...
Fraîchement diplômé de l'École de Photographie de Vevey, Benoît Vollmer est né en 1983. Il vit et travaille entre la Suisse et la France. Du 27 juillet au 14 septembre, il exposera la série « Ex Nihilo » dans le cadre du Festival de photographie de montagne +1000, dans le village de Rossinière (www.plus1000.ch). Nous vous présentons cette série du 14 au 20 juillet, en ouverture des deux semaines que nous consacrons à Benoît Vollmer dans la Galerie des Urbanités. Du 21 au 27 juillet, Benoît Vollmer y présentera « Il ne faut jamais commencer à mourir », étude photographique sur la Mauritanie. (YGM) http://www.benoitvollmer.com Ces images ont été réalisées en 2007 en Mauritanie en parallèle dʼune mission photographique pour le LAboratoire de Sociologie URbaine (LASUR) de lʼEcole Polytechnique Fédérale de Lausanne. À partir dʼun espace périurbain en ...
Fraîchement diplômé de l'École de Photographie de Vevey, Benoît Vollmer est né en 1983. Il vit et travaille entre la Suisse et la France. Du 27 juillet au 14 septembre, il exposera la série « Ex Nihilo » dans le cadre du Festival de photographie de montagne +1000, dans le village de Rossinière (www.plus1000.ch). Nous vous présentons cette série du 14 au 20 juillet, en ouverture des deux semaines que nous consacrons à Benoît Vollmer dans la Galerie des Urbanités. Du 21 au 27 juillet, Benoît Vollmer y présentera « Il ne faut jamais commencer à mourir », étude photographique sur la Mauritanie. (YGM) http://www.benoitvollmer.com Dans la série Ex Nihilo, Benoît Vollmer explore l'univers des stations de sports d'hiver hors saison. L'implantation et l'intégration de ces stations en pleine montagne a été un défi de la fin des années 70. En ...
Matthieu Gafsou est né en Suisse le 1er octobre 1981. Il vit et travaille à Lausanne. Après un cursus académique (master en histoire et esthétique du cinéma) ainsi qu'une formation de journaliste, il vient d'achever une formation à l'Ecole supérieure d'arts appliqués de Vevey. Présenté à la faveur de différentes expositions, son travail est également développé sur sont site internet: http://www.ph0.ch « Surfaces » est une étude sur l’urbanisation en Tunisie, de la blancheur sourde et étouffée des quartiers résidentiels aux périphéries désertiques, où l’absurde le dispute à la désolation. Une étude de la rupture, comme l’explique le photographe : lire le texte « Tunisie » de Mathieu Gafsou Tunisie : l'urbanisation par strates La Tunisie appartient à cette catégorie un peu vague des pays en voie de développement. Même si les revenus y sont encore faibles, la croissance y est soutenue ...
Après avoir accepté d'être le parrain de la Galerie des Urbanités en y exposant du 19 au 25 mai dernier un panorama de son travail, le photographe Joël Tettamanti revient, comme il l'avait annoncé alors, présenter les premiers clichés d'un travail sur Lausanne. Quatre premières images dévoilées en exclusivité pour les Urbanités. Intitulée « Vers chez moi », cette série est composée de prises de vue réalisées autour de l'atelier de l'artiste, dans le quartier du Maupas. Réinterprété par Joël Tettamanti, ce quartier populaire et calme prend des allures étrangement inquiétantes. Quelque chose de «lynchien» dans les éclairages, entre chien et loup. Une atmosphère d'errance près des haies de Mulholland Drive. Une fois encore dans le travail de Joël Tettamanti, les images sont sourdes, à la limite du bourdonnant, étranglées. Cette suffocation provoque l'étrange malaise d'être attiré par une beauté trouble et hypnotique... Yann Gerdil-Margueron
Les 7 et 8 avril dernier, le jury du concours international Lausanne Jardins 2009 a examiné 138 projets rendus par des équipes provenant de 19 pays répartis sur quatre continents. Après trois tours éliminatoires, il a choisi d'attribuer trois premiers prix, deux seconds prix, une distinction spéciale, dix distinctions et 16 mentions. Les concurrents du concours international de paysagisme ont été invités à proposer des projets de jardins sur quatre parcours piétonniers rattachés à la nouvelle ligne de métro M2, ainsi que dans l'espace souterrain des stations, selon une thématique générale intitulée "Jardins dessus dessous". Le palmarès se caractérise par une internationalisation sans précédent de la manifestation Lausanne Jardins. Les cinq prix récompensent des équipes provenant d'autant de pays européens. Preuve de la difficulté et du très haut niveau de ce concours, le fait que près d'une vingtaine de lauréats des précédentes éditions n'ont ...
Par Teolinda Bolivar, Yves Pedrazzini et Nicolas Savary Teolinda Bolivar, Yves Pedrazzini et Nicolas Savary proposent ici leurs regards croisés sur une problématique urbaine emblématique des villes d'Amérique latine, les barrios, ces quartiers pauvres dont la construction est laissée aux habitants eux-mêmes. Ils ont choisi Caracas au Vénezuela comme cas d'école. Tandis que Teolinda Bolivar défend la nécessité, face à l'urbanisation accélérée et au développement de quartiers populaires autoproduits, de repenser les rapports entre pouvoirs publics et habitants et de mettre en place un réel partenariat entre les acteurs, Nicolas Savary a promené son objectif dans les ruelles de ces barrios pour y photographier notamment la jeunesse qui l'habite. La même jeunesse adolescente qui compose les gangs dont les barrios sont le terrain d'action. Gangs qu'observent et analysent Yves Pedrazzini depuis de nombreuses années. YGM « On est dans les ténèbres et il n'y a pas de phare, rien qui nous illumine, juste une grande ...
L’invité de la Galerie des Urbanités cette semaine est un projet cinématographique : Super 8. Réalisé par Pascal Greco et mis en musique par le musicien électronique Kid Chocolat, tout deux genevois, Super 8 est un montage de séquences urbaines qui fait s’entrecroiser différents paysages, filmés aux quatre coins de la planète, du métro aérien de Tokyo au skate park de Plainpalais à Genève. Au fil du montage, c’est une ville imaginaire qui apparaît à l’écran, sorte d’utopie urbaine composite, tour à tour dévoilée au travers de panorama architecturaux comme au travers des modes de vies qui y grouillent (transports, skateboard, etc). Le portrait d’une ville multiple qui vit au rythme de la bande son réalisée par Kid Chocolat, froide ou doucement mélodique, comme une plongée au cœur des contradictions de l’émotion urbaine. Au fil de la semaine, Kid Chocolat et Pascal Greco présenteront une piste par jour ...
RE-MIX, L'ORNEMENT AU MUSEE SUISSE D'ARCHITECTURE Cent ans après qu'Adolf Loos,dans son texte " Ornement et Crime ", a banni l'ornement architectural aux frontières du discours, les tendances actuelles donnent un regain à la thématique. L'exposition " Re-mix l'ornement " réanime ce language oublié qu'est l'ornement, en faisant dialoguer des réalisations et projets internationaux pionniers avec des fonds historiques. La pratique contemporaine est ainsi re-contextualisée et observée sous un nouveau jour. " Re-mix l'Ornement' " présente une esthétique matérielle et iconographique, qui, à travers les méthodes de la production actuelle, rend la renaissance de l'ornement légitime, déployant une richesse de possibilités conceptuelles aussi bien qu'esthétiques. Cornélia Tapparelli " RE-MIX L'ORNEMENT " PRÉSENTE LES PROJETS DE: HITOSHI ABE: AIP (RESTAURANT AOBA-TEI), SENDAI, 2005 // JUN AOKI: LOUIS VUITTON ROPONGI HILLS, TOKYO, 2003 // BARKOW LEIBINGER: CUT TO FIT, 2008 // BERTHELIER FICHET ...
Working Space II, une exposition à la galerie Lucy Mackintosh à Lausanne. Les artistes Paul Eachus, Richard Galpin, Justin Hibbs, Dylan Shipton et David Ben White mettent au défi la relation habituelle entre la galerie et l’œuvre d’art, pour en fin de compte effacer l’espace entre les deux. Le spectateur peut interpréter l’espace d’exposition comme une partie de l’oeuvre, ou tout simplement comme une clé qui donnera accès aux stratégies visuelles des artistes exposés. Une exposition pour expérimenter et préfigurer, ou commenter, des questions urbanistiques et architecturales. Galerie Lucy Mackintosh, avenue des Acacias 7, 1006 Lausanne Jusqu’au 28 juin, du mardi au vendredi de 14h à 19h, samedi de midi à 17h. www.lucymackintosh.ch La galerie Lucy Mackintosh a ouvert ses portes à Lausanne en 2004, dans de vastes locaux précédemment occupés par le Département d'architecture de l’EPFL. Consacrée à l'art contemporain suisse et international, elle met en valeur les artistes ...
Photographe indépendant formé à l’ECAL, l’Ecole cantonale d’art de Lausanne, Joël Tettamanti (www.tettamanti.ch) est jurassien d’origine et a grandi entre l’Afrique et la Suisse. Depuis 2001, son travail trouve un écho enthousiaste dans la presse internationale et ses clichés ont la faveur des pages de Vogue, Wallpaper, Big, Libération ou encore Das Magazin. De nombreuses expositions ont présenté son travail dans le monde entier et les éditions Etc Publications, en collaboration avec le Musée d’Art Moderne Grand Duc Jean du Luxembourg, lui ont consacré un livre monographique en 2006, « Local Studies ». Il a accepté d’être le parrain de la Galerie des Urbanités, où il présente un panorama de son travail cette semaine. Et dès le 1er juillet, il dévoilera les premiers clichés d’un travail sur Lausanne qu’il réalise en exclusivité pour les Urbanités. Une dodécaphonie urbaine Rares sont les portraits dans le travail de ...